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À voir : Une évaluation de l’intérêt des jeunes femmes à l’égard de l’incidence de l’alcool, de la nutrition et de l’activité physique sur la santé du sein, et de leurs connaissances en la matière.
Résumé

À voir est un projet qui avait pour objectif de favoriser la compréhension des besoins des jeunes femmes et des questions qui les touchent au chapitre des aspects du mode de vie ayant une incidence sur la santé du sein et de formuler ces besoins sous forme d’objectifs convenables en matière de vocabulaire, de message et de comportement, dans le but de réduire le risque de développer un cancer du sein et de favoriser la santé du sein.

  1. Aperçu du projet
  2. En 2005, la section ontarienne de la Fondation canadienne du cancer du sein a accordé du financement à Parent Action on Drugs (PAD) dans le but de savoir si les jeunes Ontariennes de 16 à 20 ans de communautés anglophones et francophones connaissaient ou non les liens entre les facteurs de risque d’un mode de vie sain et le cancer du sein. Ce projet s’est aussi penché sur les suggestions de ces jeunes femmes dans le but d’appuyer une plus grande sensibilisation à l’égard de ces liens auprès de leurs camarades.

    PAD est un organisme provincial abordant les questions liées à la consommation d’alcool et de drogues chez les jeunes. Il renforce la capacité des parents, des jeunes et des communautés dans le but de promouvoir un milieu qui encourage les jeunes à prendre des décisions éclairées sur la consommation d’alcool et d’autres drogues.

    Des recherches émergentes indiquent que la consommation d’alcool pourrait être un facteur de risque du cancer du sein, tout comme les mauvaises habitudes alimentaires et un manque d’activité physique. Souvent, ces facteurs de risque sont présents en grand nombre chez les jeunes femmes de 16 à 20 ans.

    La section ontarienne de la Fondation canadienne du cancer du sein a donné à PAD le mandat de demander à ces jeunes femmes de cibler des outils et des mécanismes de soutien efficaces permettant d’avoir accès à des renseignements sur ces enjeux, et ce, en temps utile.

  3. Partenariats
  4. La proposition initiale de PAD ciblait le besoin d’un partenariat visant orientation et soutien. Souvent, il y a peu de liens entre les initiatives de promotion de la santé abordant différents facteurs de risque. En raison de la nature du projet, PAD avait besoin des commentaires de partenaires experts dans les domaines de l’activité physique et de la saine alimentation chez les jeunes femmes. De plus, le paradigme des membres de PAD est de travailler avec le groupe d’âge cible à titre de partenaires de la conception et de la mise sur pied de programmes. Ainsi, on a demandé aux jeunes femmes faisant partie du groupe d’âge d’être des partenaires actives. Enfin, puisque l’un des objectifs du projet était de se renseigner sur ces enjeux au sein des communautés anglophones et francophones de l’Ontario, on a eu besoin de l’appui local de deux communautés ciblées.

    Au nom de l’équipe du projet À voir :
    Jeunes femmes de 16 à 20 ans § Bureau de santé de la région de Niagara et Services de santé régionaux de Niagara § Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Sudbury et du district § Centre de ressources en activité physique (PARC), un projet de l’Association pour la santé et l’éducation physique de l’Ontario § Centre de ressources en nutrition, un projet de l’Association pour la santé publique de l’Ontario § Centre de toxicomanie et de santé mentale, Service de la recherche sociale, préventive et en politiques de la santé § Centre de ressources FOCUS § Partenariat ontarien de sensibilisation aux drogues § Programme pour les enfants, les jeunes et leur famille, CAMH §

  5. Méthode
  6. D’octobre 2005 à mars 2006, on a tenu des groupes de discussion avec de jeunes femmes à Niagara (en anglais) et à Sudbury (en français). Les groupes de discussion ont mené à la conception d’un sondage en ligne permettant d’évaluer les connaissances des jeunes femmes au sujet des aspects du mode de vie et du cancer du sein, et leur intérêt en la matière. L’outil a été conçu de manière à susciter des réponses au plus grand nombre possible de questions ouvertes. Cet outil a ensuite été testé par des conseillères et conseillers des jeunes du projet, puis il a été diffusé et on en a fait la promotion auprès des jeunes femmes de toute la province, de mai à juillet 2006.

    Le 31 juillet 2006, on avait mis fin au sondage en ligne. Au total, 355 répondantes qualifiées se sont rendues sur le site, dont 314 étaient anglophones et 41 francophones.

    Les partenaires du projet ont analysé les résultats, et ils ont ciblé des constatations clés.

  7. Constatations clés
    • Les jeunes femmes de 16 à 20 ans des communautés anglophones et francophones boivent souvent, et à leur avis, elles ne sont pas en aussi bonne forme physique et elles ne mangent pas aussi bien qu’elles le devraient.
    • Bien que ces jeunes femmes croient qu’elles changeront dans cinq ans afin d’améliorer leurs habitudes au chapitre de l’alimentation et de l’activité physique, la majorité d’entre elles ne croient pas qu’elles modifieront leurs habitudes de consommation d’alcool puisque « de toute façon, tout cause le cancer ».
    • Elles ne connaissent pas ou peu les liens entre les facteurs de risque et le cancer du sein, bien qu’un plus grand nombre d’entre elles connaissent les liens ayant trait à l’alimentation saine, plus que tout autre facteur.
    • Elles sont intéressées par ces renseignements, puisque la majorité d’entre elles affirment tenter d’avoir un mode de vie le plus sain possible.
    • Elles ont des suggestions très intéressantes de stratégies faisant appel aux ressources du milieu qui entraîneraient une augmentation de leur niveau d’activité physique et qui les aideraient à manger plus sainement.
    • Elles ont également des suggestions d’outils et de porte parole efficaces qui pourraient communiquer le concept de modification du mode de vie afin de réduire les risques. Parmi les porte parole, il y avait des survivantes du cancer du sein, des camarades et des mères. Différence clé sur le plan de la culture : les répondantes francophones ont ciblé les enseignantes et enseignants et les mécanismes de soutien du programme d’études à titre de ressources très importantes, même plus importantes que les camarades et les mères.
    • Les répondantes dont une proche avait eu le cancer du sein ont affirmé boire un peu plus que celles dont aucun membre de la famille immédiate n’avait eu le cancer du sein, mais autrement, elles n’ont pas différé du groupe ordinaire.
    • Les jeunes femmes qui ont répondu au sondage aimeraient recevoir des renseignements qui leur permettraient de réduire le risque d’avoir le cancer du sein, si ces renseignements leur offraient des options relatives à leur mode de vie actuel.

  8. Recommandations
    • Diffuser les résultats du projet auprès de spécialistes de la promotion de la santé en Ontario.
    • Concevoir un plan de communication à l’intention des jeunes femmes, afin de leur présenter des stratégies leur permettant de réduire les risques et de favoriser la santé du sein.
    • Poursuivre un partenariat intersectoriel avec des spécialistes de facteurs de risque précis afin d’aborder les risques qui se présentent en grand nombre chez le groupe cible.
    • Poursuivre la participation auprès des jeunes femmes à titre de conseillères, dans le cadre du partenariat.

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